1.2.10

Ouano


Roulant sans but précis sur chemins campagnards
Loin du bruit de la ville et du béton blafard
Elles s'étaient égarées par un heureux hasard
Sur une petite plage au bout de nulle part

Le sable n'était pas blanc, le peu d'eau pas très clair,
La bande d'herbe rêche pas très hospitalière,
Et la marée montante commençait à lécher

Les racines tourmentées des vieux palétuviers

Est-ce l'odeur suave des mangues ouvertes au sol
Ou l'absence totale de stupides parasols ?
Est-ce l'envoûtement du clapotis de l'eau
Ou le simple besoin de décharger fardeau ?
Un regard leur suffit et d'un commun élan
Elles jetèrent leur corps dans le grand océan

Jambes et bras en croix sur matrice éternelle
Ondoyant côte à côte en plus simple appareil
Fœtus intemporels, échange fusionnel
Les belles s'envolèrent entre mer et soleil.


Lilas Conuts

5 comments:

Anonyme a dit…

I would love floating between you too, pitty I wasn't there.
Kiss PAT

Anonyme a dit…

J'aime toujours autant lire tes poèmes avec les émotions, les ressentis, les rêves et autres amours qu'ils transportent ou à qui tu donnes vie.
Eric

Anonyme a dit…

J’aime beaucoup surtout que je connais bien cette plage…mais à la fin, ça fait un peu gougoune non ? …
Poolpy

Lilas Conuts a dit…

wé ça fait gougoune !!
c'est pour faire parler les ceux qui n'ont que ça à foutre !!!

Anonyme a dit…

Merci
Poinggo