9.3.10

Yo Bro !


Combats de coqs dans la basse-cour
Combats d'égo combats d'humour
Plumes hérissées
Plume affilée
Ergots dressés
Mots acérés
Bec affuté
Langue aiguisée

Le coq facho un peu salaud
Et le roquet super macho
Le socialo tout en mélo
Speedé à mort par son boulot
Le baba cool rasta clodo
Jamais très loin de son bédo
Ou l'intello pas rigolo
L'égo brandit comme un drapeau
Ça se lance des mots
Des trémolos
Et des vétos
Pour faire les beaux

Combats de coqs dans la basse-cour
Après palabres dans l'arrière cour
Ça sera jamais des immortels
Pour être d'la bande y a un rituel
Viens si t'es cap faire ton cocktail
Battle, défi, chalenge,duel
Flux artériel
Jeu éternel
Lutte fraternelle
C'est sans appel


Lilas Conuts

5.3.10

Un ptit dernier



Utopie

Solitude


J'écris pour exister
Me taire en liberté
Entre l'encre et le papier
Emmurer ma détresse

J'écris ce qu'ils ne veulent pas entendre
Avec buvard modo d'esclandre
Quand j'ai besoin de me défendre
Contre ce qui me cause faiblesse

J'écris dégoût mépris vomi
Ça sent moins fort c'est plus poli
Et je les porte en alibi
Pour mettre à jour leur petitesse

J'écris pour qu'il reste une trace
De leur sempiternelles farces
Pour me souvenir des grimaces
Masquant leur manque de tendresse

J'écris c'est tout ce que je peux faire
Confinée dans mon univers
En silence je vocifère
Harpie muette, pauvre prêtresse.

Lilas Conuts

2.3.10

Critique

Francis Moreeuw

Phosphènes


Tu es la dame blanche
Des bois et des chapelles
Vers qui on se retranche
Quand la raison chancelle

Tu es le coquillage
Collé à notre oreille
Qui nous parle un langage
À nul autre pareil


Tu es le colonnaire
Fier dressé tête nue
Témoin de tous les pères
Qu'on ne reverra plus

Tu es la vague douce
Dans son cocon d'atoll
Qui lèche et qui émousse
Les haines les plus folles

Tu es aussi l'enfant
Le porteur de lumière
Au devenir précaire
De la faute des grands

Tu es blanc, tu es noir
Ébène santal ivoire;
Éclabousse de peinture
Les murs de ton futur
Et aligne les miroirs
D'un avenir espoir.


Lilas Conuts

1.3.10

Devine qui vient dinner ce soir !





Dédicasse spéciale à mon tigron

Force

MALS


Sans swing de slam
En elle femme
Les mots s'enflamment
Et se déclament
Ses états d'âmes;
Ses peurs elle brame
Ses maux elle blâme
Ses joies elle clame !

Lorsque jaillit la poétesse
Toutes les ombres disparaissent
Pour ne garder que la promesse
Du simple partage des ivresses

Si t'as comme elle le goût des mots
Qui dansent, frappent sous ta peau
Et des élans comme cadeau
Si tu es vrai sans grand mélo
Slameur, conteur pleins d'idéaux
Tu es son frère alter-ego.

Lilas Conuts