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Poèmes originaux de Lilas Conuts tous droits réservés.© Copie totale ou partielle interdite.

28.6.10

La vie c'est dur ...


Celui d'hier je l'ai perdu

Ou pire encore m'en souviens plus

Quant à demain tout est confus

Mais aujourd'hui j'ai survécu ...

22.6.10

Pause

La nuit sur l'océan happée par l'infini
Je me sens transportée, grisée et démunie
Sitôt par les remous ballottée tendrement
Que déjà mes pensées se dispersent au vent
Je marie les embruns à la brise des brumes
Pour m'en faire un manteau auréolé d'écumes
Mes paupières s'alourdissent aux échos ta voix
Rien ne peut m'arriver blottie tout contre toi
Dans ce cocon moelleux je n'ai plus à lutter
Mais à laisser monter une paix tant désirée
La nuit sur l'océan happée par par l'infini
Pendant quelques instants s'opère la magie


Lilas Conuts

16.6.10

Mai 68

Dans le coin sombre d'un grenier
Derrière des vestiges de passé
Un coffre de bois dissimulé
J'y aurais un jour déposé
Quelques images toujours gardées
De cette année qui d'une enfant
En femme m'a vu me transformer

Une énorme fraise volée croquée avidement
Dans un verger bouillant des batailles endiablées
Quetsches et pommes lancées à la guerre jouant
Pour plaire à un passant une jupe remontée
Des nuits à repenser aux histoires des grands
Pour faire passer le temps une cave des b.d
Une semaine sans école dans les lilas chantants

Je n'ai pas de greniers, pas de malle au trésor
Mais des toiles d'araignées sur mes secrets d'alors.


Lilas Conuts

14.6.10

R.I.P

Qu'importe raison ou tort
Lorsque l'angoisse mord
Broyant regrets remords
Les doutes se déchainent

Et la peine nous entraîne
Dans son manteau de haine.

Qu'importe les silences
S'opposant aux violences
Comme simple évidence
La brume s'enhardit

Dispensant son oubli
En fidèle vigie.


Qu'importe ce qui fut
Quand le réel s'englue
Dans les flous corrompus

Il restera les chœurs
Les vagues images d'ailleurs
Dans un monde sans odeur.

Lilas Conuts

9.5.10

Nausée

L'écran devant mes yeux vient juste de s'éteindre
Seule plongée dans le noir à contempler le vide

Je songe et affabule sans jamais rien atteindre
Comme un caillou planté au milieu des rapides

Le monde autour de moi me parvient déformé
Par les remous sonores de bribes d'autres vies
Un univers hostile de boites formatées
Débordant de préceptes et de petites manies

Mes pensées vont et viennent en futiles résonances
Entre une outre pompeuse et une pie scélérate
Gémellaires opposés pétris de suffisance
Que j'aimerais pouvoir écraser comme des blattes.


Lilas Conuts