6.2.10
Olifant
Il est comme le refrain
Entendu le matin
Et que vous fredonnez
Le reste de la journée
Agaçant
Entêtant
Il est comme le mot
Qui un temps vous élude

Rompant la quiétude
Sans laisser de repos
Obsédant
Énervant
Il est comme le brouillard
Partout et nulle part
S'insinuant en nous
En vagues et en remous
Menaçant
Suffocant
Il est comme un enfant
Ouvrant les yeux tout grand
Sur un monde sanglant
Qu'il défie en géant
Désarmant
Émouvant
Lilas Conuts
5.2.10
Lame de fond

Je veux des phrases qui blessent aux verbes incisifs
Aux syllabes de tigresse qui coupent dans le passif
Je veux tordre les lettres et mordre dans les mots
Pour conjurer malêtre et éructer fiascos
Je veux tuer dans l'œuf l'espoir d'un devenir
Et percer tous les bluffs pour ne plus en souffrir
Je veux violer mon âme pour me retrouver nue
À regarder en face la vérité toute crue
Aux syllabes de tigresse qui coupent dans le passif
Je veux tordre les lettres et mordre dans les mots
Pour conjurer malêtre et éructer fiascos
Je veux tuer dans l'œuf l'espoir d'un devenir
Et percer tous les bluffs pour ne plus en souffrir
Je veux violer mon âme pour me retrouver nue
À regarder en face la vérité toute crue
Et exhumer la femme qui lentement disparut.
Lilas Conuts
4.2.10
Willy²

Ils me manquentIls me manquent ce soir
Il me manque de les voir
Il me manque de pouvoir me confier, leur parler
Il me manque de savoir ce qu'ils en penseraient.
Ils sont partis trop tôt, ils sont partis sans moi
Ils sont partis là bas, depuis je reste là,
À poursuivre la route là où ils l'ont laissée
À essayer de vivre ce qu'ils n'ont pas osé
À attendre je n'sais quoi, un signe pourquoi pas !
Ils me manquent
Ils me manquent tous les jours
Il me manque leur amour
Il me manque d'entendre leurs deux voix derrière moi
Ils me manquent et personne ne les remplacera !
Lilas Conuts
Il me manque d'entendre leurs deux voix derrière moi
Ils me manquent et personne ne les remplacera !
Lilas Conuts
1.2.10
Ouano
Roulant sans but précis sur chemins campagnards
Loin du bruit de la ville et du béton blafard
Elles s'étaient égarées par un heureux hasard
Sur une petite plage au bout de nulle part
Le sable n'était pas blanc, le peu d'eau pas très clair,
La bande d'herbe rêche pas très hospitalière,
Et la marée montante commençait à lécher
Les racines tourmentées des vieux palétuviers
Est-ce l'odeur suave des mangues ouvertes au sol
Ou l'absence totale de stupides parasols ?
Est-ce l'envoûtement du clapotis de l'eau
Ou le simple besoin de décharger fardeau ?
Un regard leur suffit et d'un commun élan
Elles jetèrent leur corps dans le grand océan
Jambes et bras en croix sur matrice éternelle
Ondoyant côte à côte en plus simple appareil
Fœtus intemporels, échange fusionnel
Les belles s'envolèrent entre mer et soleil.
Lilas Conuts
Loin du bruit de la ville et du béton blafard
Elles s'étaient égarées par un heureux hasard
Sur une petite plage au bout de nulle part
Le sable n'était pas blanc, le peu d'eau pas très clair,
La bande d'herbe rêche pas très hospitalière,
Et la marée montante commençait à lécher

Les racines tourmentées des vieux palétuviers
Est-ce l'odeur suave des mangues ouvertes au sol
Ou l'absence totale de stupides parasols ?
Est-ce l'envoûtement du clapotis de l'eau
Ou le simple besoin de décharger fardeau ?
Un regard leur suffit et d'un commun élan
Elles jetèrent leur corps dans le grand océan
Jambes et bras en croix sur matrice éternelle
Ondoyant côte à côte en plus simple appareil
Fœtus intemporels, échange fusionnel
Les belles s'envolèrent entre mer et soleil.
Lilas Conuts
26.1.10
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