* ¤ * ¤ * ¤ * ¤ * ¤ * Passez¤Lisez ¤ Flânez¤Commentez ¤ mon album de mots et couleurs ¤ étincelles de délire, de joie, de larmes et d'amour * ¤ * ¤ * ¤ * ¤ *Merci
La nuit sur l'océan happée par l'infini Je me sens transportée, grisée et démunie Sitôt par les remous ballottée tendrement Que déjà mes pensées se dispersent au vent Je marie les embruns à la brise des brumes Pour m'en faire un manteau auréolé d'écumes Mes paupières s'alourdissent aux échos ta voix Rien ne peut m'arriver blottie tout contre toi Dans ce cocon moelleux je n'ai plus à lutter Mais à laisser monter une paix tant désirée La nuit sur l'océan happée par par l'infini Pendant quelques instants s'opère la magie
Dans le coin sombre d'un grenier Derrière des vestiges de passé Un coffre de bois dissimulé J'y aurais un jour déposé Quelques images toujours gardées De cette année qui d'une enfant En femme m'a vu me transformer
Une énorme fraise volée croquée avidement Dans un verger bouillant des batailles endiablées Quetsches et pommes lancées à la guerre jouant Pour plaire à un passant une jupe remontée Des nuits à repenser aux histoires des grands Pour faire passer le temps une cave des b.d Une semaine sans école dans les lilas chantants
Je n'ai pas de greniers, pas de malle au trésor Mais des toiles d'araignées sur mes secrets d'alors.
Qu'importe raison ou tort Lorsque l'angoisse mord Broyant regrets remords Les doutes se déchainent Et la peine nous entraîne Dans son manteau de haine.
Qu'importe les silences S'opposant aux violences Comme simple évidence La brume s'enhardit Dispensant son oubli En fidèle vigie.
Qu'importe ce qui fut Quand le réel s'englue Dans les flous corrompus Il restera les chœurs Les vagues images d'ailleurs Dans un monde sans odeur.
L'écran devant mes yeux vient juste de s'éteindre Seule plongée dans le noir à contempler le vide Je songe et affabule sans jamais rien atteindre Comme un caillou planté au milieu des rapides
Le monde autour de moi me parvient déformé Par les remous sonores de bribes d'autres vies Un univers hostile de boites formatées Débordant de préceptes et de petites manies
Mes pensées vont et viennent en futiles résonances Entre une outre pompeuse et une pie scélérate Gémellaires opposés pétris de suffisance Que j'aimerais pouvoir écraser comme des blattes.